La Rochelle Espagne à Vélo: Jours 5+6

Jour 5 : l’explosage de guiboles, l’apothéose
133 km pour aujourd'hui
Réveil matin 6 h on s’réveille complètement morts..
Ca va les gars bien dormi ?
Pas de réponse, tant püs.
"Putain les gars abusé, il a même pas flotté (je vous l’avais dis !)
- Oh ça va, tu vas pas nous gonfler !"
- Qu’est ce qu’y a Boris, t’as qqchose à mdire ?" ;)
(Faut dire qu’il a plu, plus ou moins fortement, chaque nuit depuis le début du voyage…..SAUF EVIDEMMENT CETTE SEULE NUIT Où FORCEMMENT, ON AVAIT UN ABRIS AU SEC !!!!! LA LOOSE !!!!)...m’enfin, meilleure nuit pour mes collègues qui ont enfin dormi paisiblement. On décanille en vitesse, juste à temps car le responsable du snack arrivait au même moment en voiture (on bosse tôt dans le sud ?)
Prise de conscience 6h20, je suis en train de rouler, paumé dans les pins, walkman sur le museau et soleil levant sur la gauche..mais qu’est ce que je fous là…
« Oh putain merde ma caisse !!!
- Mais ta Bwingo n’est pas là, tu l’as pas prise avec toi, on a décidé de faire La Rochelle / Espagne à vélo en 5 jours… souviens toi !!!
T’as du style, On a du style, on a du style hey mes frères ! Quand on pédale, on carbure à la bombe nucléaire !!! »
Hé ho hé ho ! On n’a même pas mal aux jambes !
Je crois que c’est là que la chanson s’arrête, car façon jambonneaux, ça a fini par tellement chauffer au cours de ce samedi qu’elles en sont devenues bleues, telle la cuisson du bon steak qu’on imaginait dans notre assiette en rentrant chez nous…
Bref, pour les chroniques des jambes de schtroumpfs, voir plus loin.
le calbeuhare en mode sécheuhare
La première direction de ce matin est Bayonne, mais on devra juste la longer, histoire de passer par Anglet avant de rejoindre Biarritz. Biarritz......Biarritz la belle.. mais surtout Biarritz la raide, la rusée…Biarritz la pute !!
Au bout d’une vingtaine de bornes, on demande notre chemin, car on a l’air un peu tout paumÄ juste à côté d’une zone de tir militaire…faut qu’on dégage de là ! En fait on faisait fausse route, faut rebrousser chemin et contourner l’immense zone industrielle de Bayonne avant de pouvoir enfin en apercevoir le haut de la cathédrale.
Mai bon, le contournement, c’est le contournement, on longe donc Bayonne en direction d’Anglet. Evidemment, c’est le moment que choisit mon tee-shirt (qui séchait accroché à l’arrière du vélo) pour faire hara-kiri dans les rayons de ma roue arrière, et forcément de s’y auto-mutiler à la sauce cambouis…j’adauuure :(

la tempête de début de semaine ?
eh ouai !!!!!
pause flotte, à la guerre comme à la guerre
Arrivée à Anglet vers 9h : je file direct à la plage des Cavaliers pour envoyer des mms photo d’une part aux zozos qui nous voyaient échouer au bout de 10km après La Rochelle, et surtout au Léo avec qui on était allé popper, saucer à balle (et sans récep’, svp) avec nos planches ici 4 ans auparavant…c’était entre autre le lieu de création de notre ancestral et non moins physique cérémonial d’entrée dans l’eau :)
la photo en question
sable façon Omaha Beach, et la vraie
Biarritz grandit de plus en plus, on la touche presque du bout des doigtsSouvenirs souvenirs, on fait les « poseurs », on se repose un coup, on apprécie le bon vieux panorama offert par la pointe de Biarritz surplombée par son majestueux pheuââââÂÂrrre. Pour info, la pointe sépare les 2 villes : Biarritz à gauche, et Anglet sur sa droite.
Anglet est sûrement la ville que je préfère en France, j’avais dû y aller en cvôlô étant petit pour ünütüatüon au surf, et j’y étais souvent retourné dès que je passais pas loin, je m’y étais aussi paumé une nuit durant cette fameuse semaine d’après bac chez Chloé, mais je garderai ça pour moi, j’en suis pas vraiment fier. En fait, on s’en fout, l’heure est au vélo, aux surfeurs déjà sur l’eau à 9h30 du mat, à la plage centrale tellement bien damée qu’on pourrait presque y jouer aux boules, au bide de Quentin qui crie famine, …

un ptit tube, un gros tube...mais à l'heure du ptit dej
et l'Espagne à l'horizon..
je l'aime bcp celle là


le pheuhare sous toutes les coutures, et dsl de l'avoir allumé, ça sert à rien mais ça fait peur au chien
On passe un peu de temps là-bas avant d’entamer la montée vers Biarritz. Déjà, le terme "montée" nous fait froid dans le dos, enfin surtout à moi, car des montées on en a avalé un bon paquet depuis le début de l’aventure, et j’ai découvert à mon insu que c’était pas mon fort, et comme dit Benel : c’est là qu y’a le bas blesse ! Rouler, j’y arrive à peu près, mais sur le plat ! On peut facilement extrapoler sur le surnom de Biarritz la pute..
Je commence fort : pour la première fois, un de nous trois fait le petits-pecs : moi, face à la pente à 89° qu’il faut escalader avant d’accéder à Biarritz. Je choisis l’option « à pattes en poussant le vélo » alors que les deux extra-terrestres qui m’accompagnent continuent de pédaler, et sans aucun problème ! Bon ce qui est assez fort en soi, c’est qu’on avance aussi vite eux et moi, sauf que moi je marche (un bon 15mm/s)
à savoir: 4 fleurs + 3 arobases = un beau pannauh tout cvolorÄ
la digue des cavaliers au loin loin loin
prise de vue du haut de la pointe
...et Anglet sur la droite (oui aujourd'hui ça avoine niveau photos)
Biarritz la belle, superbe paysage d’une ville plantée sous son phare, ses immeubles et casinos de luxe, ses immenses blocs de bétons échoués ici et là au milieu des surfeurs kamikazes. Biarritz et ses cafés à 15€, ses grands magasins, son contraste moitié Deauville moitié Lacanau beach, son Rocher de la Vierge complètement érodé,…

On admire le paysage de notre point haut, lorsque soudain : BRAOUMMM…!!!!......l’orage ??? Merde, pas encore !!!
Finalement, ce n’est que le bide de Quentin qui nous rappelait à l’ordre, « Biarritz, c’est beau d’accord, mais je suis en manque de gras !! »

le rocher de la vierge, Quentin et Boris sur le pont
bon ce coup-ci je chope le panneau à la sortie de la ville, on l'a zappé en entrant !
Direction la gare de Biarritz pour acheter nos billets de TER pour le lendemain, il est supposé nous ramener à Bordeaux puis LR. Une chose nous a d’abord parue bizarre dans cette ville, on ne croise aucun vélo, aucune piste cyclable, que de grandes et larges rues…On s’en est donné à cœur joie lors de la grande descente du phare vers le centre-ville…La réalité est cruelle, et nous est apparue d’un coup…Biarritz-la-Pute est bâtie sur une pente sévèrement abrupte…On comprend maintenant l’absence de vélos, les grandes rues sans püstes çüclabes : qui serait assez tordu pour pédaler dans une telle choucroute…on est dans une cuvette, et au niveau le plus bas ! On s’est sent tellement bas à ce moment que même le niveau de la mer nous paraissait sacrément haut ! L ' E C H E C ! ! !
Heureusement, on avait les panneaux « gare de Biarritz » juste sous les yeux, certes on en prend plein les jambes mais le chemin est indiqué !
On slalome entre les décapotables pendant une bonne demi-heure (vive les télésièges), toujours en suivant la direction de la gare. Finalement on arrive à la dite destination : rien ! D’après un voisin, la gare n’existe plus, c’est maintenant transformé en un grand théâtre nommé Gare de Biarritz…putiiin !!!!!! le bonhomme nous donne la direction de la bonne gueuhare, située à la périphérie de la ville, forcément… !
Biarritz la pute !!!!!!
M’enfin, on est vraiment heureux d’avoir vu le coin, c’est une ville qui a énormément de charme et une architecture complexe mais réussie. Bon, à force d’avoir des petits coups de loose, on commence à s’habituer et à se faire une sorte de carapace…ça ne nous atteint même plus, on vit avec en n’y faisant plus attention ! Par exemple, lorsqu’on arrive à la gare pour connaître les horaires du TER, et qu’on apprend qu’il n’y en a finalement aucun pour le lendemain, et qu’il faut une housse pour transporter nos vélos…on laisse passer et on va se faire un bon gros tüdÄj façon glaces+cappuccino…
un bob sous un bob
Quentin discute avec un employé de la gare bien cool, qui explique qu’on peut essayer de gérer le TGV avec les vélos, c’est au bon-vouloir du contrôleur…Et bonne nouvelle, il y a une gare à Hendaye, donc on pourra partir direct de là-bas…on tentera demain !
Direction : Saint-Jean de Louze, ou « meet the Pyrenean relief and smile, ‘cause you don’t have another choice! » ou encore “leave your pants, present your ass, and prepare yourself for the last step of the trip, the hardest one: it’s gonna be painfull !! »

BIDEUHAR, prise de vue en altitude:
On aperçoit (pas) SJDLoose et Hendaye au loin

Saint Jean de louze, difficile d’accès car grosse partie sur la départementale du coin, en côte, forcément.
Très heureux d’arriver, soleil omniprésent, heure de la bouffe, repos bien mérité !
On a encore affaire à une ville relativement belle, avec ses grands immeubles luxueux, son casino monstrueusement impressionnant face à la mer, son trou du cul de Lizarazu et sa plage toute mimi, nous offrant la vue sur toute la baie. Celle-ci est occupée par les planches à voile, les dériveurs, les plongeuhars, les voiliers, tout un petit écosystème paisible à l’abri derrière les 3 immenses digues et brise vagues qui la coupent de l’océan.

Comme me le fait justement remarquer Bobo, la population change radicalement d’une ville à l’autre, selon le contexte géographüque : si y’a de la houle, on a toute une population de jeunes, sportifs, gamins & cie qui peuplent le coin, alors que dans une telle ville, pas de vagues, population relativement plus agée, plus posée, un peu plus snobe..Sur 2 villes séparées d’une dizaine de bornes : contraste saisissant !
Pause repas devant la plage, vue sur la baie, Socoa dans le fond avec les digues.


Derrière nous, petite allée façon Lombard Street à San Francisco (Loubard Street), concept
Heure de la sieste, on décide de partir à la recherche d’un coin plus tranquille, pourquoi pas du côté de Socoa, petit site historique avec son château surplombant les digues.
C’est aussi le moment de faire enfin un échange standard de vélos dans les rues de St Jean de Louze, j’hallucine en me rendant compte à quel point un vélo peut être léger !! Ils hallucinent aussi en essayant le mien, comment une telle arme de siège peut rouler, sans laisser derrière son passage des tranchées dans le bitume, façon charrue…eh ouais !! (eul karÜ)
C’est une histoire de complicité et de communion spirituelle entre l’homme et la monture, tel Obi-Wan et le bouga, le dragonnier et son dragon, el fouror et son twenty-two…c’est psychique !

on ne voit pas très bien, mais un des blocs (à droite, en jaune) a été carrelé, ça rend vraiment bien

Panorama de la baie de St Jean de Luz, Socoa à droite, SJDL au fond à gauche
notons le Rhune en arrière plan, tout en haut !
Super moment, on va se caler au bout de la digue, après le petit site de Socoa tout mimi. D’un côté on a la baie toute paisible, avec les gamins en aloha et en optimist, et de l’autre la mer déchaînée s’abattant sur les énormes blocs de béton protégeant la digue. Endroit parfaitement adapté à une petite sieste, et la dégustations de nos fameuse pêches (qui sont en fait des nectarines, merci Quentin !!)

Même au bout de notre dügue, les gens s’approchent pour nous poser des questions sur le voyage, visiblement intéressés par nos tee-shirts et voyant qu’on vient de LR. D’après l’un d’entre eux, guide de vacances, quitte à aller en Espagne, autant s’arrêter à Hondarribia, petite ville côtière plus traditionnelle, plus sauvage, qu’à San Sebastian ou Irün, usines à cartouches de clopes et teilles de sky..le choix est vite fait ! De plus, d’après ce gentil môssieur, la dernière étape qui nous emmènera enfin jusqu’à Hendaye, c’est du plat !!!! YEAH !!! le pied !!
C’est au bout d’1 km sur cette fameuse étape qu’on a compris que le môssieur en question était en fait un arnaqueur professionnel, tout droit sorti du Grand Bazar d’Istanbul ou d’un souk marocain : on s’est fait entuber comme des bleus, et bien en profondeur !!!! La pente à 89° de Biarritz, bah c’était rien à côté de…….. « LA CORNICHE »………Tellement raide la pente qu’on ne pourrait même pas en mesurer l’angle avec des outils de mesures humains..bah on en a chié des bulles !!!!
« ça va être tout plat !
- TA GUEULE !!!! »

Mais à notre droite, superbe spectacle, les grandes falaises à pic sur un océan azur, une ville d’Hendaye qui nous nargue au loin, mais de laquelle on peut apercevoir l’immense plage de sable, et le délicieux parfum mentholé des mojitos fraîchement préparés...certaines pensées donnent des ailes, en l’occurrence une bonne paire de cuisses de secours !!!!!!!!
Les derniers kilitoumètres sur route sont vraiment les plus difficiles, mais bon, on approche de la démente valeur des 600 au compteur, inespérée ! Anthologiquement parlant c’est vraiment fort, 600 bornes à vélo sans aucun pet’, aucune crevaison, aucune réelle fatigue physique…bah dis donc !

heureusement que je fume pas,
Hendaye, enfin arrivés, soleil toujours aussi présent, on apprécie la vue et on file direct au bar le plus proche pour se rafraîchir et fêter ça !
>> fiers, très fiers les 3 lascars !!! On pue, on tient pu debout, mais on est smiley kéblo !

Il faut maintenant trouver la gare d’Hendaye, pour réserver nos billets de demain. Forcément, y’a le bas-blesse ;)
En fait il n’y a qu’un seul TER par jour (l’échec !!!), qui part à 18h, donc arrivée à Bordeaux à 23h. Le bas blesse d’autant plus quand on apprend que le prochain train Bordeaux LR part le matin à 8h du mat, ce qui veut dire qu’on devrait pioncer 9h dans la gare avec les vélos…’chec !!! rhaaaa !!!!!!! On prend donc la décision de revenir à la gare le lendemain matin, et d’essayer l’incruste dans les TGV, vélos protégés, et en cherchant un bon compromis avec le contrôleur, on verrait bien..3 TGV, 3 chances, et sinon loose à Bordeaux..
le port, trop rapedement traversé, dommage qu'on ne se soit pas plus attardé
Il est 18h30, directione : Hondaribia Puntarabia. On veut passer la frontière le plus tôt possible pour profiter un peu d’une soirée espagnole, des tacos, pkoi pas d’un petit bainau crépuscule, ‘fin bref.

Dédicace à Matthias 'pineuhar' Bertrand !
L’Espagne, j’en n’ai jamais été très fan : les espagnols parlant pas, ils hurlent, évidemment je comprend rien au langage car ma pauvre année d’espagnol avec Corentin m’a pas vraiment fait avancer (brazos ??? loça ??? frutas ??!!!), le principal centre d’intérêt des jeune est visiblement la pétrolette, leurs brêles trafiquées hurlent tout ce qu’elles peuvent dans les rues de la ville. Ils se déplacent en groupes, en étant 2 ou 3 sur chaque mobylette 2 temps ou scooter, en essayant sûrement d’être le gang qui fait le plus de bruit…(los gangos ??). Les filles, elles, se baladent presque toutes avec une planche de skate. Oui un skate, mais à la main, on n’en a vu aucun par terre !!! D’ailleurs la gomme est encore neuve, mais bon y’a sûrement des cultures qu’on n’est pas à même de comprendre.
énorme, pour mettre des pv, elles arriivent avec le pompon rouge fluo, original pour pas se faire griller à des km!
Nan j’exagère, ils sont sympas, ils nous ont même fusillé des yeux en nous apercevant casser la croûte sur un banc devant la plage. Mais le train du dépit, de la condescendance, de la pitié et de l’outrage, glissait sur le rail de notre indifférence, et sur la mayo de nos frites…ça nous a bien fait rigoler de voir à quel point les cultures sont différentes, les espagnols étaient choqués de nous voir grignoter sur un banc alors que les français étaient à chaque fois amusés. Bizeuhar. Les bars sont blindés, mais la tranche d’âge se situe entre 50 et 80 ans, et les chants basques fusent durant des heures, ça fait plaisir, on admire l’ambiance !

Ce qui est intéressant sur la structure de la ville, c’est qu’elle est côte à côte avec Hendaye au niveau de leurs ports, d’ailleurs, l’entrée de la zone portuaire est composée d’une digue côté français, et d’une digue côté pingouin, amusant, surtout que pour passer d’une ville à l’autre par la route, il faut un sacré temps car on repasse par les terres, via Irün..
On décide de passer la nuit en hauteur afin d’avoir une vue plongeante sur les 2 villes, tout en étant un peu à l’écart et peinards pour camper. La pente-cyclable à 80° qu’on emprunte ne nous impressionne pas du tout, mais les jambes ont du mal à suivre. Au fur et à mesure de l’ascension, la côte se dévoile à notre plus grand plaisir, un superbe panorama. En fait on commence à vraiment en chier avec la pente, on sait pas trop où on va, en tout cas on monte…on voit encore des trucs assez concept, comme un van sur le toit d’une baraque…qui n’avait vraisemblablement pas de garage !

Après une bonne demi-heure de galère, on n’en peut plus, on est arrivé en haut et là : l’apothéose ! Le plus beau coucher de soleil qu’on n’ait jamais vu !!! On est au sommet du petit relief accidenté, pas une baraque aux alentours, à l’ouest un superbe ciel aux couleurs magiques, le soleil se couche juste pour nous, pile au moment où on arrive en haut…ça doit être son clin d’œil pour toutes les merdes qu’on a eues cette semaine, congratulations from the sky. A l’est, la vue sur toute la côte, avec tout au loin le pheuhare de Biarritz (putin on a roulé tout ça aujourd’hui !!!!!!!!), Saint-Jean de Louze et ses digues, et face à nous, les 2 superbes villes mitoyennes que font Hendaye et Hondarribia, les photos parleront d’elles-mêmes..




Superbe moment d’une quinzaine de minutes, et rien que pour nous sur notre perchoir (percheuhar). AHHH !! CONTENTS !!! ON A REUSSI !!!!
Bon bah…on campe ici !!
Forcément le bonheur n’est que de courte durée, bah oui, faut pas déconner non plus ! Les nuages noirs qui nous poursuivent depuis ce matin, et qu’on avait réussi à semer dans les hauteurs nous ont visiblement retrouvé ! branlère !
On plante la tente sur notre place forte, on mitraille tout ce qu’on peut avec l’appareil photo, et au dodo !!
compagne de dodo, trop chou
En fait l’averse ne dure pas, on se recolle dehors pour dormir sur les cailloux, face au panorama des villes illuminées, mais un autre prédateur rôde….LE MOUSTIQUE ESPAGNOL !!! Alors celui-là, est loin d’être con !!! Il réussit à te choper même par le tout petit trou de quelques nanomètres que tu laisses dépasser à ton nez pour respirer…les salo !! Impossible de dormir car même à 3h du mat, les del fuegos continuent de tourner en rond en mobylette, avec leurs pots capables de réveiller un sourd. En plus, on a eu droit à un feu d’artifice juste devant nos yeux…enfin y parait car j’ai pas eu le courage de me lever pour voir, Bob lui a eu la chance d’admirer. Quentin, lui, s’est bousüillé le dos car dormait sur un tapis de silex. Remarque originales nos nuits,
Soir 1 sur le sable
Soir 2 sur les épines moelleuses
Soir 3 sur l’herbe d’un marais
Soir 4 sur les planches de snack
Soir 5 sur la roche
clic clic cliic !!! c'est bientôt fini !
Super bonne journée, on a fait un paquet de villes et vu tout un tas de lieux réputés. Le meilleur c’est de galérer mais après d’apprécier à la puissance 10. Tout ça pour dire qu’on a vraiment adoré ce trip, aucun regret, que des bons moments, même dans les coups durs, du grauh du grauh du grauh ! On pourrait appeler ça du tourisme de compet, à peine arrivés déjà repartis.
Jour 6 + retour
Réveillés à 5h, la tête dans le cul, le cul dans lbrouillard, il faut maintenant filer à la gare pour essayer de se carapater vite fait bien fait, et sans soucis de trains !!! Bien évidemment, à 5h, les mecs sont encore en train de faire hurler leurs pots d’échappement sur le port et de tourner en rond. ptdeuhar !!! c’est l’heure des sorties de boîte, tout le monde est dehors, c’est aussi vivant que dans l’après-midi, hallucinant !

mon tee shirt, dommage que le photo ne révèle pas l'odeur
bon alors le 4e jour...ce sont des vagues, oui dsl
et le grand truc tout droit du dernier jour c'est le fameux pheuhare, mais ça fera un bon souvenir.
Dans la gare d’Hendaye, on apprend que le prochain Téguévé est à 7h56 au lieu de 10h, car celui de la veille au soir n’est jamais arrivé ! Ce qui fait que tout un tas de passagers à ronqué dans la gaueuhare. Ce qui fut excellent, ça a été de voir débouler les flics pour fouiller tous ces gens, pour alcool et cigarettes importées d’Espagne !!!! Les pauvres ont passé une nuit toute pourrüe, et se prennent des amendes en pleine tronche en guise de réveil matin !!!!
On a finalement pu partir en tgv, le contrôleur fût soudoyé et corrompu avec succès grâce l’agile verbe de Quentin, et aussi à la présentation de nos vélos démontés, et protégés de A à Z pour ne pas salir le train : « vous vous collez à l’avant et faites en sorte que vos vélos ne gênent pas ! »

Bon ok après ça a été la loose à Bordeaux, 4h d’attente en attendant le corail tout merdique qui nous a trimballé assis par terre et sous les vélos, mais Amélie la néo-bordelaise est passée nous faire un pitit coucou (et me ravitailler un peu en bouffe) !
gare de Bdx prète pour octobre 
bon bah ça va, on n'a que 3 photos pour le dernier jour
tiens en parlant de photos, Bob a trié ses photos sur picachuweb.google
ça rend vraiment bien, à voir !! façon flickr avec la carte de France !
Très très Bon bilan !
:)
agrandir

