La Rochelle Espagne à Vélo: Jour 2

Journée sportive
compteur de Boris: 80 km
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Réveil: 4h, premières gouttes d'eau sur le museau, SIGNAL D'ALARME ! (on dormait à la belle étoile, c'est tellement meilleur qu'à 3 dans une tente biplace pas étanche, et avec un ciel si étoilé, la question se posait même pas)
Donc ALARME, on saute tous les 3 de nos duvets, on voit la masse nuageuse la plus noire qu'on n'ait jamais pu imaginer, dailleurs il faisait nuit et on la distinguait, c'est pour dire..On se précipite sur les sacs poubelles pour protéger nos sacs à dos ainsi que les pédaliers des vélos, on fout tout dehors en vérifiant l'imperméabilité, et on sa vautre dans la tente en espérant que ça passe à côté...
tu parles !
perso j'ai réussi à me rendormir, mais mes 2 collègues ont pas eu la même chance et se sont gelé la büstoukväte ! 6h: l'oeil du cyclone, la tente commençant à s'envoler, je me trouve réveillé..On se finit la brioche de la veille, car c'est bien connu, les meilleures idées surgissent avec le bide plein, voire partiellement, et on décide alors de se barrer vite fait avant de se faire parachuter en plein milieu de l'Atlantique. Donc, on sort les Kways, on abandonne les cuissards au profit du maillot de bain (qui c'est qui avait raison :)) on attache bien les sacs imperméables aux vélos, and let's go !!! je me rend compte au bout d'une vingtaine de mètres que je suis en calbeuhar et pas en maillot, celui-ci étant encore tout trempé du bain de la veille, j'avais dû le fouttre dans mon sac à dos, l'échec !!!
Donc on roule, on roule, sous la flotte, mais finalement une fois que t'es tout trempé tu t'en rends plus compte, c'est même assez sympa ! On commence vraiment à se plonger dans les Landes au vrai sens du terme: des pins à perte de vue, et une püste toute droite sur des kilotoumètres ! On se retrouve assez blazés avec Bobo d'avoir laissé nos appareils photos au sec dans les sacs, car des moments comme ça faut les figer !
Mais bon, on débarque finalement sur un bon vieux parking de plage avec abris et tout le tralala ! chouette ! bah nan, pas de pot, il s'arrète de pleuveuhar ! re-échec !!!
On décide de se prendre une tite douche avec le bobo, car qui dit plage à touriste dit douche, et ça fait toujours du bien.
trempés de la tête aux pieds, mais on garde le sourire, forcément, c'est les vacances !on aperçoit les fameux sacs plastoc (et non les poches, hein !)
On se lance ensuite dans la direction d'Hourtin, la bonne petite station balnéaire du coin, et passage obligé car première réelle étape 'Landes touristiques'..(mouais)
C'est donc reparti pour 20 bornes en pleine forèt ! On commence à découvrir pas mal de choses: tout d'abord nos jambes tiennent bien le coup, le cul aussi ! Ensuite apparait enfin le chemin de Saint Jacques de Compostelle, camarade de voyage, car il nous suivra jusqu'en Espagne, mais pas vraiment utilisable car très calcaire et l'idée d'un mélange boueux fait reculer nos vélos soudains pris d'une certaine conscience de survie.
Autres camarades de trajet, les limaces. Alors celles-là j'ai jamais vraiment pu les encadrer. D'une part c'est pas vraiment agréable à regarder une limace, ça bave, et c'est pas très malin. Figurez vous que dans les Landes, la foret est relativement grande, bah nan ! pas pour les limaces ! ces connes vont toutes zoner au milieu de la piste cyclable, se montent dessus, essaie de se fouttre sous nos pneus ! Au début, grands défenseurs des animaux que nous sommes, nous les évitons....du moins juste pour 5 minutes, car on était quand même sous l'orage, faut pas décauhner..
Mais bon, on roule on roule, le paysage est surprenant de beauté, de temps en temps on croise un lièvre pas farouche au milieu de la piste (sûrement en train d'essayer de boulotter une ou deux limaces), et aucune voiture ne nous croise. Vitesse de croisière toujours au-dessus de 20km/h, et on suit. Perso, je réussi à me motiver en imaginant un appétissant caramel macciato façon Starbucks, ou plus simplement un bon vieux chocolat chaud (avec un peu de chantüllü:)
On finit par s'échouer à Hourtin, le genoux de Quentin (ancienne blessure de guerre réveillée pour l'occasion) commence à faire des siennes, alors on se met à la recherche d'un bon café, au chaud !
Et là.......NON RIEN !
La ville est déserte !
Pas un touriste, juste des ouvriers en train de bosser sur un chantier, et forcément, rien d'ouvert ! Perso j'explose de rire, me souvenant les paroles de mon mentor sur l'immortalité de la loose...On fait la connaissance d'un vieux randonneur tout paumé, comme nous, sauf que lui il est tout équipé: bâtons de ski façon pedestres, sac à dos de 500 litres profilé et fait à la mesure, et grande cape kway recouvrant l'ensemble du bonhomme et de son sac, un peu le style de mon duvet mais en mieux. Le gars venait de Soulac, d'encore plus loin que nous, et à pattes ! chapeau !
En plus que lui, il décide de ne pas attendre l'ouverture d'un quelconque café pour se réchauffer, et préfère se barrer direct: direction Carcans, la même ! On se sent un peu ptis-pecs, mais les genoux de Quentin ont raison de notre fougue, et on finit par prendre la plus belle pause de la semaine dans le café du coin...le moustachu qui tient la cazba nous explique qu'une piste tout terrain traverse la foret jusqu'à Carcans, et qu'elle est agréable à prendre. Il nous explique aussi que le mois de juin est catastrophique niveau tourisme, d'où la ville fantôme...mais bon les mois de mars et avril ont largement compensé parait-il.
Quentin a profité de cette petite pause pour découvrir qui étaient Cécilia Sarkozy et Laure Manaudou, dont il n'avait jamais entendu parler ! (je t'avais dis que ça serait un voyage initiatique ;)
C'est donc reparti pour 20 bornes en pleine forèt ! On commence à découvrir pas mal de choses: tout d'abord nos jambes tiennent bien le coup, le cul aussi ! Ensuite apparait enfin le chemin de Saint Jacques de Compostelle, camarade de voyage, car il nous suivra jusqu'en Espagne, mais pas vraiment utilisable car très calcaire et l'idée d'un mélange boueux fait reculer nos vélos soudains pris d'une certaine conscience de survie.
Autres camarades de trajet, les limaces. Alors celles-là j'ai jamais vraiment pu les encadrer. D'une part c'est pas vraiment agréable à regarder une limace, ça bave, et c'est pas très malin. Figurez vous que dans les Landes, la foret est relativement grande, bah nan ! pas pour les limaces ! ces connes vont toutes zoner au milieu de la piste cyclable, se montent dessus, essaie de se fouttre sous nos pneus ! Au début, grands défenseurs des animaux que nous sommes, nous les évitons....du moins juste pour 5 minutes, car on était quand même sous l'orage, faut pas décauhner..
Mais bon, on roule on roule, le paysage est surprenant de beauté, de temps en temps on croise un lièvre pas farouche au milieu de la piste (sûrement en train d'essayer de boulotter une ou deux limaces), et aucune voiture ne nous croise. Vitesse de croisière toujours au-dessus de 20km/h, et on suit. Perso, je réussi à me motiver en imaginant un appétissant caramel macciato façon Starbucks, ou plus simplement un bon vieux chocolat chaud (avec un peu de chantüllü:)
On finit par s'échouer à Hourtin, le genoux de Quentin (ancienne blessure de guerre réveillée pour l'occasion) commence à faire des siennes, alors on se met à la recherche d'un bon café, au chaud !
Et là.......NON RIEN !
La ville est déserte !
Pas un touriste, juste des ouvriers en train de bosser sur un chantier, et forcément, rien d'ouvert ! Perso j'explose de rire, me souvenant les paroles de mon mentor sur l'immortalité de la loose...On fait la connaissance d'un vieux randonneur tout paumé, comme nous, sauf que lui il est tout équipé: bâtons de ski façon pedestres, sac à dos de 500 litres profilé et fait à la mesure, et grande cape kway recouvrant l'ensemble du bonhomme et de son sac, un peu le style de mon duvet mais en mieux. Le gars venait de Soulac, d'encore plus loin que nous, et à pattes ! chapeau !
En plus que lui, il décide de ne pas attendre l'ouverture d'un quelconque café pour se réchauffer, et préfère se barrer direct: direction Carcans, la même ! On se sent un peu ptis-pecs, mais les genoux de Quentin ont raison de notre fougue, et on finit par prendre la plus belle pause de la semaine dans le café du coin...le moustachu qui tient la cazba nous explique qu'une piste tout terrain traverse la foret jusqu'à Carcans, et qu'elle est agréable à prendre. Il nous explique aussi que le mois de juin est catastrophique niveau tourisme, d'où la ville fantôme...mais bon les mois de mars et avril ont largement compensé parait-il.
Quentin a profité de cette petite pause pour découvrir qui étaient Cécilia Sarkozy et Laure Manaudou, dont il n'avait jamais entendu parler ! (je t'avais dis que ça serait un voyage initiatique ;)
2 heures plus tard, génial le chemin, j'étais réticent au début, mais Bob m'a convaincu et aucun regrêt !De plus, Quentin se sentait dans son élément et était aux anges, car c'est exactement le type de terrain que réclamait son vélo depuis 2 jours! Adieu le mal de genoux!
Donc petite piste de 50cm de large, toute bousillée de partout, mais terrain hyper polyvalent, ça change des longues pistes droites et monotones ! En plus, la pluie semble s'être calmée: vamos!
petite halte, on recroise le vieux de tout à l'heure, qui mine de rien nous avait mis une bonne dizaine de km dans la vue...bizarre la passion, faire autant de km seul en forèt et sous la flotte..De notre côté, on jubile, faune et flore incroyables. Perso, je vois plus d'espèces en une journée qu'en une année sur LR..content le ptit Anthony:)
Quentin, the ghost rider, la fusée de la route 66
Arrivée à Carcans à 14h, le soleil commence à nous titiller les coups de soleil de la veille, c'était inespéré. On tombe sur des sanitaires avec une petite fontaine: c'est le déclic, on se pose !Toilette, aisselles, brossage de ratiches, rinçage/séchage de tente et de fringues, étente à linge improvisée pour les chaussettes, remplissage des gourdes...bref, que ça plaise ou non aux gens, on en a besoin !
restauration complète!
ça va mieux on dirait !
petite halte à Maubuisson, et son lac immense
là encore, pas un touriste, tant mieux pour nous !
hello boys !Direction Lacanau, les premières vagues dignes de ce nom sont à plus d'une vingtaine de km, et pas les plus faciles: nous faisons la découverte du siècle, LES LANDES, C'EST PAS PLAT ! L'ECHEC !!!
ça monte, ça descend, ça remonte, pour redescendre...etc, des pentes inclinées à au moins 70% (parole de mecs qui en ont pris plein les jambes toute la matinée ;)

let's do shopping !
Ce soir, pâtes et cuisses de poulet, avec petit apéro et plein d'autres bonnes choses comme un clacos bien coulant!
On galère pas mal pour trouver qqn qui pourrait nous garder les vélos et les sacs dans son garage pendant qu'on va faire un tour en ville, et on finit par trouver un loueur de vélo bien kvool qui nous garde le tout juska 19h....mission Glace ! façon dégoulinante de chocolat, pas la meilleure qu'on n'ait jamais mangée mais elle s'est lontemps faite désirer.
Lacanau Beach
:)
miam miam, petite table de camping en forèt, à 100m de la plage
mes gains du concours de pétanque: la mignonette et les bobs:)
mon pote le hérisson, me souviens plus de son nom...Borat 3 ?tout chou:)
direction la forèt, au bord des dunes, pour le dodo
elle nous aura bien rendu service, mine de rien
encore seuls du côté de la plage, minute repos (le temps d'un bon vieux missile sol/sous-sol)
j'adore, comme dit Boris, c'est une des perfections de la nature, on ne peut pas ne pas aimer un coucher de soleil
notre campement, avant une nuit super agréable. Quentin avait raison, on est mieux sur les petites épines qu'avec des grains de sable plein le duvet !
b u e n a s n o c h e s Q u e n t i nb u e n a s n o c h e s B o b o
b u e n a s n o c h e s A n t h o n y
encore une journée sportive mais à effet positif: rien de tel qu'un chocolat (ou un sunday) quand il s'est longuement fait désirer, quand on en a vraiment chié avant de le tenir bien chaud entre les mains et au sec..
c'est là qu'il est le meilleur, et c'est là qu'on apprécie les petites douceurs de la vie !
yataaaaaa !
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